Depuis  2014, le test ADN fait partie de la sélection des étalons par le KFPS.

Les tests ADN marqueurs désignés pour identifier les nains et les hydrocéphales au sein de la population des chevaux frisons sont pour ainsi dire prêts.

Ces tests seront déjà employés pour les étalons qui participeront en fin d’année à l’Admission Centrale.  Immédiatement après l’examen des étalons, ces chevaux seront inspectés afin de déceler s’ils sont porteurs.  Dans les prochains mois, on va rechercher une méthode pour introduire une procédure dans l’exécution de ces tests, de façon à pouvoir les mettre à disposition des éleveurs.  Par exemple, il serait intéressant pour les éleveurs de tester les juments d’élevage.  La disponibilité de ces tests signifie un progrès important dans l’élimination progressive des affections innées des chevaux frisons.

L’emploi des tests ADN fera l’objet de la politique du KFPS qui vise l’élimination rapide et complète des naissances de nains et d’hydrocéphales,  ainsi que l’élimination graduelle des porteurs.  Il serait possible, avec l’aide des tests ADN, d’éliminer les gènes mutés responsables de l’anomalie au cours d’une seule génération, en excluant tous les porteurs (mâles et femelles) de l’élevage.  Cette stratégie n’est toutefois pas souhaitable, notamment parce qu’un tel rétrécissement de la population augmentera l’endogamie, qui en fait est à l’origine des affections innées.  La politique sera donc de ne pas se  focaliser sur l’élimination des animaux reproducteurs, mais bien sur la prévention des accouplements à risque.  Finalement, cela donnera lieu à une diminution du nombre de porteurs.

Les tests marqueurs seront donc employés précisément pour accéder à l’élimination des accouplements dits à risque.  Un accouplement à risque se produit quand étalon et jument sont porteurs d’une affection.  Dans le cas des nains et d’hydrocéphales, un accouplement de deux parents porteurs donne dans un quart des cas un poulain affecté.  Par contre, si un seul des parents est porteur, cela ne donnera jamais lieu à la naissance d’un nain ou d’un hydrocéphale.

L’élimination graduelle veut dire que dès cette année, les jeunes étalons candidats à l’Admission Centrale seront testés. Dans le cas où un étalon est porteur d’un des deux gènes, cela ne signifie pas qu’il ne sera pas admis : après autorisation, ce fait sera toutefois publié.  Les étalons déjà admis ne seront pas testés.  La raison principale de ceci réside dans le fait que les tests marqueurs comportent une certaine marge d’erreur.  Bien que la marge d’erreur pour les deux tests soit minime, le test d’étalons déjà admis n’est pas d’actualité.

La politique d’éviter des accouplements à risque a eu pour effet que dans les années précédentes le nombre de nains et d’hydrocéphales a été réduit fortement, à moins de 10 cas par an.  Un bon choix d’étalons, en partant des données du Studbook, en est à la base.  Les tests ADN contribueront à éliminer encore plus effectivement les accouplements à risque.

Dans les décennies à venir, l’élevage avec l’assistance des tests ADN (génomiques) jouera un rôle plus important dans la sélection, notamment pour les caractéristiques liées à la santé.  En ce moment beaucoup de recherches en génomiques sont faites, ce qui devra culminer en tests ADN pour de multiples affections de chevaux (frisons), comme par exemple l’ostéochondrose (l’OCD), l’eczéma de la queue et de la crinière, le dilatement de l’œsophage, la rupture d’aorte etc.  Dans le  courant de cette année, le KFPS donnera des informations sur la disponibilité de ces tests, et sur la façon de les appliquer.

Source  : www.kfps.nl