par Sarah Hermans

Samedi 2 février 2019, nous avons organisé une  agréable sortie avec nos membres.

Avant midi, une visite à la forteresse de Breendonk était au programme.  Cette fortification fut bâtie pour défendre Anvers et son port.  La forteresse a vécu et survécu à la seconde guerre mondiale, moyennant les travaux de réparation nécessaires.



Après-midi ce fut la découverte de  l'écurie de Diepensteyn.  C'est ici qu'on élève les magnifiques chevaux de trait  brabançons.  Avec leur belle couleur alezane et leur crinière blanche, ils sont depuis des années l'enseigne de la brasserie Palm.  Bert, notre guide, nous raconta avec passion l'histoire de l'écurie ;  ce fut une visite très intéressante.

L'écurie se spécialise surtout dans la guérison des chevaux.  Un grand nombre de chevaux de trait souffrent d'œdème  lymphatique progressif et chronique.  Cette affection  fait que l'âge moyen des étalons reproducteurs  est très bas.  L'écurie Diepensteyn élève avec des étalons allemands, dans le but d'éliminer cette  affection.  On note déjà dans les nouvelles générations, une nette différence : les jambes des « nouveaux » étalons sont en  bien meilleur état.

Les photos montrant l'évolution du cheval de trait belge prouvent que jadis, les jambes n'étaient pas poilues.  Les fanons abondants  trouvent  leur origine dans la maltraitance des jambes, il y a très longtemps.  La mutilation produisait une pousse excessive des poils  sur les  blessures infligées.  Cela plaisait aux  acheteurs, d'autant plus que la venue des tracteurs avait mis les chevaux au chômage.  Mais cette pratique d'élever de la sorte a fait que l'œdème lymphatique est devenu un souci pour les propriétaires.

Dans la première grange, nous avons eu l'occasion d'admirer les harnais  ornés  de cuivre.  Comme ils étaient astiqués et super brillants, il ne fallait pas y toucher.  C'est ici que Bert nous a détaillé  les différentes races de chevaux de trait à travers le monde.  Il était particulièrement fier de pouvoir nous énumérer les champions étalons reproducteurs  que l'écurie avait  produits depuis 1900.

Ensuite,  nous avons pu  admirer dans les écuries leurs beaux géants en or.  En comparant avec nos frisons, ces colosses sont beaucoup plus grands. Leur tête surtout  est énorme.  Les chevaux  très amitieux, se laissaient caresser par les visiteurs, comme s'ils étaient habitués à ce traitement.

Ici aussi, nous avons vu  des produits d'élevage aux jambes déjà saines.

Vint  alors la visite de la salle de douche, du solarium et des bergeries.  En sortant, il y avait  le tourniquet.  En allant dans la direction du hangar des voitures hippomobiles, nous pouvions admirer le magnifique domaine et  le grand étang.

 A côté du hangar, se trouvait  l'espace de maréchalerie  où  les chevaux sont toujours ferrés à chaud.

Dans le grand hangar, nous avons pu admirer les anciens carrosses, accompagnés d’une explication professionnelle sur leur usage.  Dans le plus petit hangar se trouvaient les carrosses qu'on donne en location, ainsi que les attelages  servant aux concours.  Les chevaux et les carrosses sont toujours de sortie pour donner des leçons d'attelage, égayer des fêtes, etc…

Retour